Les tables de cuisson électriques, vitro-céramique et induction, quelles différences ?
- D'abord le terme "vitro-céramique" est mal utilisé, en ce sens qu'il désigne en fait le matériau qui constitue la surface sur laquelle les récipients contenant les aliments à chauffer sont posés. On réduit souvent le terme "vitro-céramique" à désigner uniquement les plaques "halogènes", or une plaque à induction EST aussi une plaque (à) vitro-céramique (sauf si le fabricant utilisait un autre nouveau matériau d'interface récipient / élément de chauffe). D'autre part, les trois types de plaques électriques de cuisson sont des plaques "électriques", puisque toutes fonctionnent avec l'électricité. Les dénominations devraient être : plaque électrique métal, plaque électrique halogène-vitro ou résistance-vitro, et plaque électrique à induction-vitro (car vitro-céramique pour la surface support de l'élément à chauffer).
La plaque électrique classique chauffe sous un disque métal par une résistance électrique.
La plaque "halogène-vitro" ou "résistance-vitro" chauffe à travers un support en matière vitro-céramique, par des résistances de différents types, dont celles dites quartz halogène, qui émettent une lumière rouge qu'on peut voir en transparence.
Ces deux premiers types de plaque de cuisson ont le point commun de réchauffer le support sur lequel est posé le plat ou la casserole, car la génération de chaleur active se fait en dessous de celui-ci.
La plaque à induction, quant à elle, chauffe le récipient, en utilisant sa conductivité électromagnétique, celui-ci se retrouvant en position de "secondaire" d'une sorte de transfo. La génération active de chaleur se trouve donc au sein de la matière du récipient lui-même. Cette particularité fait que pratiquement seul le récipient est chauffé, quasi uniformément sur toute sa masse, et qu'il transmet à son tour la chaleur à son contenu, alors que le support plan de cuisson (en matériau vitro) reste tiède autour, car, en matériau non conducteur et amagnétique, il ne reçoit pas le courant induit. La plaque à induction a donc deux avantages : le rendement thermique concentré et le fait que le support est peu chauffé, ce qui fait qu'on ne risque pas de s'y brûler les doigts pendant ou après la cuisson.
Les deux premiers systèmes ont l'inconvénient de l'inertie de maintien de chaleur, surtout pour la plaque classique métal, et l'on doit retirer le récipient dès que la cuisson ou le réchauffement voulu sont atteints, sans quoi cela continue de chauffer pendant un moment, le temps que la plaque se refroidisse. Les tables dites "halogène" ont un petit avantage en rapidité de montée en température.
Pour ce qui est de la consommation électrique, à cuisson ou réchauffement égal de l'aliment, la consommation totale utile est moindre pour l'induction, en revanche la puissance instantanée nécessaire peut être supérieure. Exemple : 20 ampères pendant 5 mn contre 10 pendant 13 mn. Dans le premier cas, on a consommé moins d'énergie au total, mais tiré plus fort sur le compteur pendant un plus court laps de temps. Il faut donc prévoir une bonne arrivée électrique (section des fils et puissance globale disponible suffisants). Du point de vue cuisine et de celui de la "réception de chaleur par l'aliment à cuire ou à chauffer", la cuisson induction se rapproche du traitement et des résultats obtenus avec une plaque gaz. Il ne faut pas confondre le procédé induction avec le chauffage ou la cuisson par micro-ondes, car ici, c'est le récipient qui est chauffé et qui chauffe son contenu de ce fait, il ne s'agit donc pas d'agiter les molécules de l'aliment "artificiellement" par un flux d'ondes HF, comme le font les micro-ondes.

TV LED, TV OLED, quelle différence ?

La dénomination "TV Led" utilisée actuellement par plusieurs fabricants prête à confusion avec les téléviseurs OLED de future génération. En effet, lorsque vous trouvez dans une pub le terme "TV LED", il ne s'agit pas de téléviseurs produisant l'image par LED, mais de téléviseurs LCD à rétro-éclairage par matrice de LED, ou par "edge LED", un progrès par rapport à ceux encore existants rétro-éclairés par des tubes fluorescents "CCFL". Cette technique apporte un progrès certain de qualité d'image au niveau de la profondeur du noir, de l'homogénéïté de transparence sur la surface de l'écran, et aussi dans le degré de contraste dynamique lorsque ce rétro-éclairage est modulé en fonction du contenu de l'image. Mais les TV actuels dits "à LED" restent des téléviseurs LCD. Dire qu'un TV est "LED" peut ainsi faire croire que les pixels de l'image seraient émis par des LED, comme sur les panneaux d'affichage (à leds), or ici les leds servent à rétro-éclairer les cristaux liquides des TV LCD dits "LED", mais non pas en tant que source émettrice d'éléments d'image. Les autres avantages sont la réduction de l'épaisseur des écrans ainsi que l'économie de courant, les LED étant moins encombrantes et moins gourmandes en Wh que les tubes fluo CCFL.
Pour de plus amples explications et mieux comprendre les différents procédés, voyez cet excellent article sur le site "Les Numériques" : http://www.lesnumeriques.com/article-710.html

Est-il vrai qu'un lave-vaisselle donné pour 3 dB de bruit de moins qu'un autre fait deux fois moins de bruit, par exemple 45 dB contre 48 dB ?
NON ! Et là je suis désolé pour ce que j'ai vu sur le site d'une grande enseigne très compétente et connue, que je respecte. Ce n'est pas exact, car s'il est vrai que 3 dB de moins, ça fait deux fois moins de "puissance sonore" mesurable avec un décibel-mètre, l'oreille humaine, quant à elle, ne l'entend pas ainsi ( et c'est le cas de le dire ! ). Car notre sensibilité auditive n'est pas proportionnelle à la puissance acoustique; il faut 10 dB de différence, en plus ou en moins, pour avoir à peu près la sensation de "deux fois plus fort ou moins fort". 3 décibels de différence de niveau sonore, ça se sent assez bien, et c'est une bonne différence de performance au niveau silence pour une machine bruyante ou un appareil électroménager, mais ça ne fait pas une différence du simple au double au niveau de la sensations sonore qu'on perçoit.

( à suivre ... )